Voyager à vélo avec 3 enfants – 1/3

Nous sommes une famille qui débute une vie semi-nomade. Nous avons trois enfants Noa (2011), Émy (2014) et Lou (2016) qui nous accompagnent dans nos aventures à vélo à la découverte du monde. Nous partons de quatre à six mois par année et expérimentons le voyage alternatif. Aller à la rencontre des autres permet de s’immiscer pleinement dans la culture de l’endroit visité et de profiter entièrement du voyage. Ti-Mousse dans Brousse nous a demandé de partager à la communauté nos astuces de voyage. C’est avec plaisir que nous sortons notre plume.

Enfant reposé, gage de sérénité !

Nos journées s’organisent autour du dodo et de la lumière du soleil. Le réveil se fait tôt dès que les premiers rayons font leur apparition. C’est parfait ! Ceci nous permet de rouler plus en matinée qu’en après midi. Lorsqu’il fait chaud, c’est assez sympa de profiter de la fraîcheur matinale. S’il est nécessaire de rouler en après midi, nous le faisons au moment de la sieste. La pause repas s’allonge jusqu’à ce que les petits yeux soient assez lourds pour se fermer. En chemin, nous ne manquons aucune occasion de se dégourdir les jambes. Nous pouvons ainsi dire, que nous avons été visiter l’ensemble des parcs d’amusement de l’est du Québec ! Le bord de mer, de lac, de rivière permet aussi aux enfants de dépenser leur énergie. C’est souvent des moments où les enfants sont autonomes qui permettent aux parents de décompresser.

Après une journée en plein air, toute la famille, au complet, est fatiguée. Une fois le lieu de bivouac décidé nous ne tardons pas à monter le camp. Environ 20 min où un des deux parents reste à jouer avec les enfants. Puis, nous enchaînons avec la préparation des repas et du coucher. Les soirées sont souvent fraîches après une journée au soleil. Nous préférons coucher les enfants avant que la froideur les attrape. Rentrer gelés dans la tente est signe d’une mauvaise nuit !

Nous utilisons le réseau warmshower qui permet de planter la tente chez des habitants. Il n’est pas rare de se faire offrir une chambre. C’est très délicat de refuser mais nous avons remarqué que les couchers étaient plus faciles dans la tente. C’est un repère pour les enfants. Ce que nous expliquons à nos hôtes qui comprennent parfaitement. Refuser une chambre, nous a permis de profiter de belles soirées autour du feu à échanger avec nos hôtes une fois les enfants endormis.

Lorsque nous voyageons non-accompagné, c’est un rythme que nous prenons assez facilement. Nous avons voyagé à plusieurs reprises accompagnées. De belles rencontres avec qui nous avons partagé un bout de chemin, ou des amis venus nous rejoindre sur la route. Dans ce cas, nous devons adopter un nouveau rythme sans oublier les moments de repos. Il ne faut pas imposer le rythme des parents aux enfants mais adapter le rythme des enfants aux parents.

La liberté, un atout à ne pas négliger !

Pour préparer au mieux un tel voyage, nous pensons qu’il est nécessaire de parcourir les blogs d’autres voyageurs. Nous avons appliqué les nombreux conseils des cyclotouristes plus expérimentés, mais une chose nous a sauté aux yeux : nous ne voulions pas nous enfermer dans un défi sportif avec des contraintes de distance, de vitesses et d’atteinte d’un objectif géographique. Certes, nous avons envie de nous dépasser sportivement, mais passer du temps en famille est notre objectif premier. Nous vous invitons à vous questionner : Que recherchez-vous au travers de votre voyage, votre aventure ?

En laissant place à l’imprévu, nous avons pu profiter des rencontres, des expériences qui se sont mises sur notre chemin. Notre itinéraire était grossier au moment du départ et nous le peaufinons au fur et à mesure que les kilomètres défilent sur notre compteur. Ainsi, nous avons partagé de très beaux moments accompagnés d’autres cyclistes, nous avons pris des pauses lorsque nous en sentions le besoin, nous essayons, et nous renouvelons les expériences qui nous rendent heureux. Nous restons plusieurs journées dans les endroits où nous nous sentons bien et à l’inverse, là où nous sommes moins à l’aise, nous ne restons pas.

Et surtout, nous n’oublions pas d’écouter nos enfants. Eux, aiment se faire de nouveaux amis. Lorsque nous rencontrons des familles, nous ne manquons pas l’opportunité. Par exemple lorsque nous cherchons un bivouac sur warmshower, nous contactons en premier les familles. Cela permet aux enfants de sortir de la bulle familiale et de découvrir les jeux et jouets de leurs nouveaux amis.

Le coté sportif est finalement venu de lui-même et notre condition physique est graduellement meilleure. Finalement, nous n’avons pas besoin de se prouver que nous sommes capable et de s’acharner à rouler toujours plus vite et plus longtemps. Il est arrivé parfois de devoir se surpasser physiquement, mais la fatigue nous a vite rattrapé et nous avons passé du temps de moins bonne qualité en famille.

Article rédigé par Marie et Christopher de Voyage Cyclo Famille.

Pour mieux les connaitre et suivre leurs aventures visitez leur page Facebook Voyagecyclofamille

et leur site Internet VoyageCycloFamille.com