Les longues randonnées journalières avec bébé

Rédigé par Valérie Marcon

Pourquoi ne pas profiter du mois de novembre pour renouer avec de plus longues randonnées? Après tout, il n’y a pas de moustique, pas de feuille dans les arbres pour cacher le paysage lointain et en plus, c’est la meilleure luminothérapie qui soit! Offrez-vous ce riche moment de plaisir en famille.

Une rando de plus de deux heures avec bébé, oui c’est possible !

Cet été, mon copain, notre ti-mousse de 10 mois et moi-même avons profité du départ du reste de notre tribu vers d’autres lieux de vacances pour aller passer un petit trois jours dans le Parc National de la Gaspésie. Sans mon vieux de 6 ans (qui n’aime pas trop les montées), notre but était très simple : faire quelques sommets pour notre simple plaisir! Entre le vélo et l’escalade, nous n’avions fait que peu de randonnées avec bébé jusqu’à présent … ou sinon des petits deux heures par-ci, par-là. Or, puisque mini ne marchait pas encore seul, c’était le moment idéal pour faire de plus longues randonnées ! Pendant ce séjour, nous nous sommes gâtés : Mont Xalibu en entrée (10,7 km), Mont Jacques-Cartier en plat de résistance (8,3 km) et Mont Albert (11,4 km) en dessert ! Somme toute, rien d’insurmontable (5 h de marche par jour), mais c’était davantage que ce que nous avions expérimenté avec notre petit dernier.

Ces petits trucs qui nous rendent la vie plus facile

En général, un bébé présente «l’avantage» de devoir se lever tôt, à la maison comme en camping, permettant potentiellement de profiter de journées allongées ! Bien souvent, le plus ardu est de tout rassembler et d’assurer la logistique. C’est pourquoi la planification demeure généralement le mot d’ordre.

Au delà du choix du porte-bébé, décision très personnelle, voici quelques trucs qui selon nous, facilitent l’expérience et rendent les journées de randonnée plus agréables (nb : trucs valides pour bébé autour de 10-12 mois) :

  • Les pieds de bébé: Optez pour des chaussons qui montent hauts. Nous sommes peu enclins à mettre des chaussures à notre fils, nous préférons opter pour des chaussons à semelles qui lui permettent tout de même de marcher, tout en étant plus confortables sur le long terme. Certains modèles sont vraiment intéressants et montent jusqu’au genoux, évitant ainsi de les perdre en chemin ! Souvent utilisés en portage (écharpe, mei tai), le principe demeure très pratique avec un porte-bébé à armature. L’hiver, les bottillons souples tels que STONZ ou Toaster de MEC sont de très bonnes options ;
  • Divertissement: Si comme le notre, votre bébé ne prend pas la suce, une attache suce en silicone au bout duquel on attache un jouet de dentition peut s’avérer très utile. Accroché au pare-soleil du porte-bébé, il permet d’occuper bébé en stimulant ses sens (bouche et mains, même avec des mitaines). Très pratique lorsqu’il a besoin d’un divertissement supplémentaire, autre que son point de vue sur les épinettes ;
  • Combler l’estomac: Ne pas oublier des collations, petites grignotines et autres plaisirs gustatifs. Le plein air, ça creuse l’appétit, même assis! Gages d’une belle journée, des puffs fondants au yogourt ou du fromage par exemple remplissent nos poches et nous permettent de faire grignoter bébé tout en continuant de d’avancer;

  • Apprendre à mini à manger froid: Adeptes de plein air que nous sommes, nous avons habitué notre garçon à manger ses repas froids afin de faciliter son adaptation en nature. Nous savons tout de même qu’au besoin, il y a toujours l’option du thermos à soupe;
  • Le thermos: Ce contenant est certainement l’ami du parent-randonneur par excellence. Jusqu’à tout récemment, j’allaitais exclusivement, ce qui rendait la question de l’approvisionnement en lait très simple. Depuis, reprise du travail et sevrage forcé, nous trainons toujours le lait (3,25% dans notre cas) dans un thermos ou deux en fonction de la longueur de la randonnée. Nous sommes d’avis qu’il vaut mieux vous amener plus de lait que pas assez !! Sans oublier le gobelet d’eau évidemment ! Le thermos fonctionne d’ailleurs à merveille avec l’eau tiède nécessaire pour la préparation en poudre, ou encore l’hiver pour éviter un refroidissement trop rapide, voir un gel de ce précieux liquide.
  • Planifier la randonnée en fonction des heures de repas et de sieste: Personnellement, nous essayons de planifier notre randonnée de sorte que le repas du midi se fasse à notre point de destination (peut-être le sommet) afin de profiter de ce temps de pause souvent plus long pour admirer la vue. Le truc, c’est de bien gérer le temps pour ne pas être obligé de s’arrêter d’urgence dans le sentier, sur la première roche du coin, pour manger en catastrophe parce que bébé meurt de faim (bref, partir tôt et prévoir plus de temps). Il en va de même pour les plus vieux !
  • Un peu de liberté pour bébé: Laisser bébé explorer pour son pur plaisir et le vôtre. Ça vaut bien quelques «non, pas dans la bouche». Il est essentiel que bébé se dégourdisse les pattes. N’oubliez pas que le porte-bébé de randonnée n’est pas toujours optimal pour assurer une bonne circulation sanguine et que les pieds de bébé peuvent vite se refroidir dans cette position. D’ailleurs, prenez garde aux risques d’engelures.

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En terminant, voici quelques ajouts essentiels à ne pas oublier: couches et produits de soin pour les fesses, crème solaire, baume de protection pour les températures plus fraiches, petite trousse de premiers soins, un couteau, un sifflet et du feu pour assurer une meilleure gestion des risques, au cas où… Des vêtements de rechange pour être en mesure d’appliquer les principes du multicouches. Aussi, deux couvre-chefs peut-être intéressant lors de températures clémentes car si vous en avez juste un, vous courez le risque de le perdre !

Allez go, maintenant dehors, car c’est en pratiquant que vous développerez vos propres astuces! Et vous, quels sont vos trucs ?

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