Avoir un enfant, au détriment du plein air… vraiment?

Rédigé par Suzie Mailloux

Ma vie active, je l’aime. Mes week-ends « dans l’bois » ou à gravir des montagnes, à me surpasser par différents défis, j’y tiens car pour moi c’est vital. Essentiel à un point tel que pendant longtemps je me suis demandé si je voulais réellement un enfant. Je ne voulais pas changer MA vie et MON rythme de vie. Égoïste direz-vous? Peut-être, mais chose certaine, ces questionnements m’ont longtemps fait hésité et j’imagine que je ne suis pas la seule…

Hourra! Des « pleinairistes » actifs avec des enfants, ça existe!

Souvent ce que j’entendais des jeunes familles c’était combien elles étaient fatiguées juste dans le train-train quotidien. Et moi qui essayais de s’imaginer ajouter à travers cet horaire essoufflant du camping ou de la randonnée plusieurs fois par saison. À les attendre parler, c’était quasi impensable. J’ai donc eu peur. Puis, petit à petit, j’ai rencontré des gens qui comme nous, avaient ce besoin d’aller dans la nature fréquemment et qui le faisaient à merveille avec leurs enfants. J’ai donc compris que oui, c’était possible. Les défis sont seulement différents. Le rythme ralentit, mais au final on profite encore plus de ce que la nature nous offre. À notre grand bonheur, on réalise qu’on en fait autant qu’avant d’être parent.

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Nous sommes fiers de constater que du haut de ses trois pommes, notre petit homme des bois a déjà accompli de nombreuses aventures. Entre autre, il a :

  • fait une randonnée dans les Adirondacks à l’âge de 6 semaines;
  • atteint son premier sommet à 8 semaines;
  • campé en tente à 9 semaines;
  • dormi en « lean-to » à 12 semaines, et ce n’était qu’un début…

Chaque sortie demande à présent un peu plus de préparation c’est certain. Je me souviens de notre première longue sortie au grand air. Comme auparavant, nous nous étions préparés la veille pour un week-end de camping sous la tente. À ne plus refaire ! À minuit, Nous étions encore en train de se préparer alors que j’allaitais aux deux heures. Ouf ! Heureusement que l’envie d’aller jouer dehors en famille était bien présente, et depuis longtemps. J’étais enceinte de seulement quatre mois que déjà, mon conjoint s’était mis à planifier notre premier « poussette-camping » dans les Adirondacks avec notre fils. Quand on fait ce qu’on aime, on en ressort tellement heureux, rempli d’endorphines.

Et maintenant ?

François aura 18 mois sous peu et déjà, il compte à son actif plus de 400 km de randonnée en montagne, été comme hiver. Il nous accompagne dans toutes nos aventures que ce soit en montagne, en canot-camping ou en refuge l’hiver.

Selon vous, suis-je déçue de ma décision d’avoir eu un enfant ? Oh que non ! En fait, c’est le plus grand accomplissement de ma vie. Nous filons le parfait bonheur et dès que c’est possible, on va jouer dehors tous ensemble, en famille ou avec des amis. C’est formidable de constater que nous sommes plus nombreux qu’on le pense à aimer ce rythme de vie. François a grandi dans cet environnement et à chaque fois, je remercie la vie! En terminant, la seule chose que j’ai le goût de vous dire : allez-y! Vous verrez que les bénéfices sont innombrables.

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